Julien gagne 2 400€ net. Responsable logistique dans une PME industrielle près de Nantes. Son directeur lui a proposé un poste de directeur adjoint des opérations. Salaire : 2 800€ net. Julien a dit non.
Ce que la promotion impliquait
400€ de plus par mois. Mais aussi : des réunions à 18h30, des astreintes le week-end, un téléphone pro qui sonne le samedi, la responsabilité de 35 personnes au lieu de 12.
Le calcul qu'il a fait
Julien a posé les chiffres. 400€ de plus par mois, soit 4 800€ net par an. Mais 10 heures de travail supplémentaires par semaine minimum. Sur un an : 520 heures de plus.
La réaction autour de lui
Son directeur n'a pas compris. "Il m'a dit que c'était une opportunité rare. Que j'allais le regretter. Peut-être. Mais pour l'instant je rentre à 17h15, je vais chercher mes filles à l'école, et on fait les devoirs ensemble."
Sa femme, après réflexion, a soutenu la décision. "Elle m'a dit : on manque de rien. On part pas en vacances de luxe mais on se voit tous les soirs. C'est ça qui compte."
Ce que ça dit du travail en 2026
La promotion comme graal absolu ne fonctionne plus pour tout le monde. Selon une étude Randstad de 2025, 48% des salariés français refuseraient une promotion si elle impliquait moins de temps personnel.
Aujourd'hui
Julien est toujours au même poste. Le poste de directeur adjoint a été pourvu par un externe qui, six mois plus tard, a demandé un aménagement d'horaires.



