Le 1er octobre 2025, j'ai supprimé Instagram, TikTok, Twitter et Facebook de mon téléphone. Pas désinstallé temporairement. Supprimé. Les comptes. Les données. Tout.
Je passais en moyenne 3h20 par jour sur ces applications. Je le savais parce que mon téléphone me le rappelait chaque dimanche, comme un reproche silencieux.
Les deux premières semaines
Honnêtement, c'était horrible. Mon pouce allait automatiquement vers l'endroit où se trouvait Instagram. Plusieurs dizaines de fois par jour. Au réveil, dans le métro, aux toilettes, avant de dormir. Le réflexe est ancré si profondément que c'en est effrayant.
Je ne savais plus quoi faire de mes temps morts. Attendre le bus sans scroller, c'est long. Très long.
Le premier mois
Le manque s'est estompé. J'ai commencé à lire. Vraiment lire. Pas des threads, pas des stories, pas des posts. Des livres. J'en ai lu quatre en octobre. Je n'en avais pas lu quatre en deux ans avant ça.
Mon sommeil s'est amélioré presque immédiatement. Plus d'écran au lit, endormissement en 10 minutes au lieu de 45.
Ce qui a vraiment changé
Le temps. J'ai récupéré 3 heures par jour. Ça fait 90 heures par mois. L'équivalent de deux semaines de travail à temps plein. Quand vous réalisez ça, c'est vertigineux.
L'anxiété. Elle a baissé. Plus de comparaison sociale permanente, plus de news anxiogènes en boucle, plus de FOMO. Mon cerveau s'est calmé.
Les relations. J'appelle les gens maintenant. Je n'ai plus de nouvelles passives via des stories. Soit je parle à quelqu'un, soit je n'ai pas de nouvelles. Ça filtre naturellement les vrais liens.
Ce qui m'a manqué
L'information. Twitter était ma source principale d'actualité. Sans ça, je suis moins au courant de ce qui se passe. J'ai compensé avec des newsletters et des podcasts, mais c'est moins immédiat.
La découverte. Instagram et TikTok me faisaient découvrir des restaurants, des lieux, des idées. Sans ça, ma bulle de découverte s'est rétrécie.
Le verdict
Six mois après, je n'ai pas recréé mes comptes. Mais je ne suis pas non plus devenu un évangéliste anti-réseaux. C'est un choix personnel qui me convient. La vraie leçon, c'est qu'on peut vivre très bien sans. On ne s'en rend compte que quand on essaie.




