Hugo venait de poser son café quand la notification est apparue. Un mail de "rh@boîte.com". Objet : "Information relative à votre contrat de travail". Quatre lignes. Pas de prénom. Pas de coup de fil avant. Pas de convocation.
"Cher collaborateur"
Hugo fait partie d'une vague de licenciements dans une startup tech française qui "restructure". 30 personnes virées le même jour. Toutes par email. Certaines ont découvert qu'elles n'avaient plus accès à Slack avant même de lire le mail.
Le nouveau management
Ce type de licenciement de masse par email ou par outil n'est plus une exception. Aux États-Unis, Twitter/X et Meta ont ouvert la voie. En France, certaines startups suivent : un mail, un accès coupé, une boîte vide à récupérer à l'accueil.
Ce que ça fait à un homme de 26 ans
Hugo est resté trois jours sans sortir de chez lui. Pas de colère, dit-il. Juste un sentiment d'absurdité.
Le droit en France
En droit français, un licenciement doit suivre une procédure précise : convocation à un entretien préalable, entretien, notification par courrier recommandé. Un simple email n'a aucune valeur juridique pour notifier un licenciement.
Hugo a contacté un avocat. "Il m'a dit que le mail ne valait rien juridiquement. Mais le mal est fait. Pas le mal financier. Le mal humain."
Aujourd'hui
Hugo a retrouvé un poste en trois semaines. "Les devs, ça se replace vite." Mais il a changé sa façon de voir le travail.




